La lecture sur écran est-elle plus efficace ou moins rapide ? Comment réagit notre cerveaux aux à la lecture sur les supports électroniques ? Quelles évolutions technologiques nous seront proposés sur les livres électroniques et quelles sont les challenges qu’ils devront relever ?
Que ce soit la lecture d’un e-book sur un livre électronique, la lecture de l’actualité ou de blogs sur Internet ou la consultation de fils RSS sur un smartphone, la lecture sur supports numériques change nos habitudes, mais change également nos cerveaux…
Il s’agit d’un très bon dossier Science & Vie disponible gratuitement en ligne, et ca tombe bien puisque ca correspond justement au sujet : la lecture sur écran plutôt que sur un support papier traditionnel…
En matière de lecture et de compréhension, nous développons des capacités cognitives adaptées au support papier depuis plus de cinq cents ans. Avec le développement des supports électroniques/numériques, notre rapport à la lecture évolue peu à peu avec des conséquences sur notre cortex cérébral.
L’évolution de la lecture:Saviez-vous par exemple que les premiers écrits n’étaient qu’une succession de lettres sans aucun espace (la scripta continua) et qu’il fallait les lire à haute voix pour les comprendre ? Ce n’est qu’au XIVème siècle que des moines irlandais ont introduit des signes d’espacement pour faciliter la lecture et la rendre alors possible en silence… une véritable révolution pour l’époque !
L’encéphale humain a su progressivement s’adapter pour passer de la simple reconnaissance de formes au complexe décodage des alphabets (inventés il y a 5000 ans) et à la compréhension de mots et phrases complexes.
Mais là aussi, les capacités de lectures sont différentes selon les individus et pour devenir expert en lecture rapide, il faut d’ailleurs passer par une phase d’apprentissage de techniques de lecture rapide spécifiques qui ne sont pas enseignées par défaut à l’école…
Les difficultés rencontrées lors de la lecture sur écran:
Parmi les difficultés rencontrées lors de la lecture sur un écran, il y a notamment le scintillement de l’écran qui, même s’il n’est pas directement visible, perturbe notre cerveau lorsqu’il s’agit d’anticiper et de programmer le mouvement des yeux pour la lecture du mots suivant (en fonction de sa longueur et de sa forme globale) ce que nous faisons inconsciemment lors de la lecture sur support papier. D’autres facteurs peuvent également ralentir la lecture sur support électronique comme le manque de contraste ou des polices de caractères exotiques. Tous ces facteurs font augmenter le temps de fixation sur les mots et donc baisser la vitesse de lecture de 25 % sur un écran !
Le cerveau s’appuie également sur les coordonnées spatiales des mots sur une page ou un livre, ce qui n’est plus possible sur un support numérique qui permet de faire défiler un texte.
L’effet '”flash noir” lors de la transition entre 2 pages sur un livre électronique est également un problème qui semble perturber la mémoire de l’image des pages lues…
La diversité des contenus (texte, images, vidéos et sons) brouille le message en perturbant sa compréhension et sa mémorisation.
Une expérience intéressante:
Un diagramme et son explication sont présentés à 3 groupes de personnes:
Que ce soit en mémorisation, en compréhension ou en restitution du diagramme par les candidats, c’est le premier groupe qui obtient de loin les meilleurs résultats.
Les liens hypertextes qui sont l’une des pierre angulaire du web sont autant de distractions qui perturbent la concentration lors de lecture. Alors que la consultation d’une page dans un dictionnaire ou une encyclopédie papier permet de se concentrer efficacement sur le sujet étudié, une page Wikipédia comporte de très nombreux liens hypertextes qui invitent au vagabondage, peu efficace même s’il permet une ouverture sur de nombreux sujets… Plus nous ouvrons de liens et nous orientons vers de nombreux sujets (certes passionnants) en ouvrant ces liens, plus nous risquons d’oublier purement et simplement l’objectif initial de notre lecture, ou éprouvons la sensation d’être perdu ou d’avoir perdu le fil de notre lecture…
Le stress ainsi engendré par les liens hypertextes feraient perdre jusqu’à 30% de notre force de travail.
Une idée intéressante à creuser serait de forcer la lecture intégral d’un texte tel qu’il a été construit par son auteur, avant de pouvoir accéder aux liens hypertextes contenus dans ce texte. Cela permettrait à notre cerveau de réaliser une construction cohérente plus favorable à la mémorisation.
Je vous laisse découvrir l’intégralité de cet excellent dossier sur le Science & Vie de septembre que vous trouverez en kiosque…ou gratuitement en consultation numérique.
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