Vous n’êtes pas sans savoir que l’exploitant des Vélib parisiens (ou encore du Vélo'v lyonnais comme de nombreux parcs de vélos publics similaires) est la société Cyclocity, filiale de JC Decaux qui est un spécialiste de l’affichage publicitaire…
Le Business Model de Cyclocity est basé sur un contrat avec les communes desservies par les parcs de vélo et permettant à JC Decaux de vendre des espaces publicitaires.
A Bruxelles, chaque parc de Villo’ (le Vélib bruxellois) est adossé à une borne publicitaire JC Decaux qui ne laisse pas l’ombre d’un doute sur la finalité du contrat…
Mais le potentiel de ces parcs de vélos publics est plus important: Le véritable business model à creuser est le support même des vélos comme relais mobile de publicités dans la ville.
Ainsi, après le Vélib parisien assez discret en matière de support publicitaire, les nouveaux modèles de vélos arborent désormais un cache-roue arrière qui permet d’afficher une publicité.
C’est notamment le cas sur les Villo’ bruxellois avec par exemple une publicité pour l’opérateur de téléphonie mobile Base:
Le cache-roue arrière est également suffisamment large sur d’autres parcs de vélos public comme le Vélo’v lyonnais, le v’hello d’Aix, “Le velo” marseillais,
Chez certains de nos voisins, on est déjà à l’étape supérieure comme le montrent les photos suivantes:
Publicité pour le New York Times sur le SmartBike à Oslo:
Un espace optimisé sur les roues des vélos publics à Århus au Danemark:
Nextbike : Des vélos conçus pour la publicité à Leipzig:
Bizarrement, en France, ce genre de publicités mobiles est encore assez peu répandu.. la société Cyclocity serait-elle méfiante quand à la réaction des usagers ?
Faut-il habituer progressivement les français à ce Business Model dans lequel la publicité envahit peu à peu tous les supports ?
Le potentiel des parcs de vélos public est énorme…et les coûts de maintenances sont visiblement élevés, donc ne nous leurrons pas, à moins d’être financés par les communes, ce types de publicités mobiles arrivera également dans le paysage citadin français !
D’ailleurs, cela n’est qu’une évolution du business model déployé depuis des années par l’entreprise JC Decaux (et ses concurrents) avec son arsenal mondial de mobilier urbain (plans de ville, toilettes publiques, bancs publics, poubelles, horloges, panneaux de directions, etc…) comme le rappelle le reportage suivant de feu l’émission CulturePub:
JC Decaux est en quelque sorte le Google du mobilier urbain...
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